Les Icônes

Les Icônes de Norbert Vogel


Introduction

Le mot « icône » vient du grec eikon , qui signifie image. Ce terme désigne principalement les peintures exécutées sur bois avec des pigments minéraux ou végétaux liés au jaune d’œuf. Cette technique est dite « a tempera », ou à la détrempe. On trouve également des icônes de voyage en bronze, parfois magnifiquement émaillées, faciles à porter sur soi ou à glisser dans les bagages lors de déplacements.

Les thèmes, de nature spirituelle ou symbolique, devaient correspondre à des canons stricts ne laissant que très peu de place à la personnalité de l’artiste. Cette particularité fait d’ailleurs tout le charme de cet art, car la sensibilité du peintre s’exprime tout en nuances et en profondeur, sans avoir recours à la provocation ou à la rupture, comme c’est si souvent le cas dans l’art contemporain.

Deux millénaires d'icônes

Dès les premiers siècles de notre ère, les croyants ont gardé chez eux des images peintes du Christ, de la Vierge, des premiers saints et martyres. Les « portraits du Fayoum » (récente exposition au Louvre) peuvent être considérés commes les ancêtres des icônes.
Au VIe siècle, les icônes sont présentes partout dans l’empire byzantin et un riche culte leur est voué. Cependant, les iconoclastes sont à l’origine de la destruction de nombreux de ces trésors sacrés.
Vers l’an mille, lorsque le christianisme devient la religion officielle en Russie, de nombreux moines-peintres essaiment dans toutes les régions de ce grand pays et transmettent leur tradition et leur savoir-faire.

La Renaissance italienne apporte une influence occidentale remarquable, qui n’est cependant pas toujours dans le goût des puristes et appelle la scission des « vieux-croyants ».

Au XIXe siècle, cet art d’exception est partiellement frelaté par une production parfois semi-industrielle, en opposition avec la pureté méditative et l’ascèse du peintre d’icônes ancien. La révolution russe de 1917, qui entraîne l’assassinat du tsar Nicolas II et de toute sa famille, met une fin brutale et définitive à ces créations que l’on a pu nommer des « fenêtres sur l’Eternité ».

Bien qu’à nouveau des peintres tentent de retrouver les secrets de cet art millénaire, transmis uniquement par tradition orale de maître à élève, les rares icônes anciennes n’ont jamais pu être égalées. C’est l’une des raisons pour lesquelles ces œuvres sont particulièrement recherchées.

La collection d'icônes anciennes du Château de Landonvillers

Depuis plus de trente ans, Norbert Vogel, touché à l’âge de quatre ans par la beauté de la seule icône que possédait son père, a rassemblé avec passion une collection unique en Europe par la rareté des sujets et la beauté des œuvres, couvrant principalement la période du XVIe au XIXe siècle.

Un musée, qui sera le premier en France, est en voie de création.

L'icône, un joyau sur le marché de l'art

Bien que sa vocation soit avant tout à portée spirituelle, le marché de l’art a découvert l’icône depuis bien longtemps. Le philosophe allemand Goethe, ayant appris à connaître ces merveilles à la cour de Russie, en devint un fervent admirateur. Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, la cote des icônes a grimpé avec une régulière constance, ignorant totalement les fluctuations et les effets de mode. La chute du Mur n’a que renforcé cette tendance.

En plus de son aspect de placement sûr, une icône ancienne apporte, par son bénéfique rayonnement apaisant et sa lumière, un repère de paix et de sérénité dans un monde souvent si futile et agité. Elle a toujours été un patrimoine que l’on se transmet avec joie et respect de génération en génération.

La gallerie

Pour accéder à la gallerie d'icônes du Château de Landonvillers, veuillez cliquer ici.

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